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  • L’astronomie et les timbres (1ère partie) par Alain Legrand (N°527, octobre 2009)
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  • L’astronomie et les timbres (1ère partie) par Alain Legrand (N°527, octobre 2009)


    A l’occasion de l’année internationale de l’astronomie, décrétée pat l’UNESCO, cette science a été le choisie en 2009 pour illustrer la série EUROPA. Cela a fait naître des vocations de thématistes. Mais comment architecturer un tel sujet, sans le confondre avec celui de l’astronautique, la conquête de l’espace, qui lui est très abondamment illustré sur les timbres ? Voici quelques pistes :

    Un peu d’histoire

    Les Mésopotamiens ont été les premiers à nous laisser des traces d’études astronomiques, un traité sur une description du ciel et un calendrier des éclipses, on peut aussi citer quelques noms qui jalonnent l’histoire de cette discipline.

    Commençons par les Aztèques et les Babyloniens qui savaient expliquer et prédire les éclipses. Les Grecs et les Romains tentèrent d’expliquer l’univers, ce qui déboucha sur la vision d’Aristote de la Terre, centre du monde, englobée par 7 sphères célestes, qui perdurera jusqu’à la révolution copernicienne (quoique cette théorie soit l’œuvre de Ptlolémée).

    Galilée est bien sûr incontournable. Inventeur de la lunette astronomique, et découvreur des satellites de Jupiter, il a su adapter les progrès technique à ses besoins d’observation du ciel, mais, aussi, il a su interpréter les phénomènes nouveaux qu’il découvrait. Copernic a mis le soleil au centre de notre monde et à commencer la longue révolution philosophique, qui continue de nos jours, et qui a eu pour conséquence de placer l’homme non plus au centre du monde mais au milieu de lui. (ci dessous)

    Newton avec sa théorie des forces de gravitation, a décrit un système qui a permit par la suite, la mise en place de la mécanique céleste que nous continuons d’utiliser aujourd’hui. Sa théorie a permis de décrire le cours des astres et d’expliquer notre monde.

    Einstein est l’une des figures les plus importante de l’astronomie moderne. A la fin du 19ème siècle, la mécanique de Newton et les récentes lois de l’électromagnétisme étaient en contradiction, en particulier la mécanique newtonienne ne pouvaient expliquer la vitesse invariable de la lumière par changement de référentiel. En réfutant l’hypothèse de référentiel absolu, base inavouée de la théorie de Newton, il révolutionne la mécanique en introduisant la relativité du temps et de l’espace. Dans un second temps, dans sa théorie de la relativité générale, il associe la masse et l’énergie à la courbure d’un espace-temps à 4 dimensions. Dans sa vision, masse et énergie sont une même entité (d’où la célèbre formule E=Mc²) ainsi que le temps et l’espace qui deviennent des dimensions de même nature. Il a permit les sensationnelles découvertes du 20ème siècle : L’expansion de l’espace, les trous noirs, le « big bang », etc. sont tous des conséquences directes de sa théorie de la relativité générale.

    Les outils de base : mathématiques et matériel d’observation

    Les mathématiques

    Observer le ciel est une chose, comprendre et conceptualiser ce que l’on voit en est une autre. De tout temps, l’astronomie a été associée aux mathématiques et les deux sciences ont souvent progressé ensemble. Pour prédire les éclipses, les Babyloniens ont du perfectionner leurs méthodes de calcul. Sans les éléments de géométrie d’Euclide, les théories aristotéliciennes n’auraient pu éclore.

    Plus proche de nous, Newton n’aurait jamais pu élaborer sa théorie sans l’invention du calcul différentiel (ou infinitésimal). Quand à la théorie de la relativité, elle utilise le calcul tensoriel et les espaces non euclidiens découverts par Lobachevski mais théorisés par Riemann (non timbrifié alors que c’est l’un des plus grands mathématiciens !). En ce début de 21ème siècle de nouvelles avancées mathématiques, comme la géométrie non commutative d’Alain Connes, seront peut-être à l’origine de nouvelles théories.

    De l’observatoire au télescope spatial

    Depuis les observatoires mayas et les globes astronomiques au télescope spatial Hubble en passant par la lunette de Galilée et les grands observatoires du 19ème siècle, c’est grâce aux progrès techniques que l’astronomie a pu voir puis comprendre des phénomènes de plus en plus lointains et complexes.

    La première invention importante fut celle de la lunette astronomique par Galilée, grâce à laquelle, il découvrit les satellites de Jupiter.

    Puis vint le télescope, qui utilise un miroir parabolique pour concentrer la lumière et avoir des résolutions bien meilleures. Plus le miroir est grand, plus la résolution est élevée. Les grands miroirs sont difficiles à fabriquer et sont peu nombreux, le premier et plus fameux est le télescope de 5m du Mont Palomar en Californie, qui ne fut dépassé qu’en 1975 par celui de 6m de l’Académie des sciences de l’URSS. Pour éviter les turbulences atmosphériques qui déforment l’image, on les place en altitude et loin des villes et de leurs lumières. Les lieux privilégiés actuellement sont les Andes Chiliennes et Hawaï et bien sûr l’espace où n’existe aucune turbulence (sur ce dernier point, voir l’article sur le télescope spacial Hubble).

    Avec la mise au point des radars pendant la Seconde Guerre Mondiale, on s’aperçu que le ciel émettait aussi des ondes radio. On pointa les antennes et une nouvelle branche naquît : la radioastronomie. Les radiotélescopes, immenses structures, commencèrent alors à être construit comme celui de Nancay en France ou le « Very Large Array », dans le cratère d’un ancien volcan de Porto-Rico à Arecibo.

    D’ailleurs c’est dans ce domaine d’ondes que Penzias et Wilson découvrirent le fond cosmologique diffus (par hasard, mais leur interprétation n’en fut pas un et leur valu le prix Nobel).

    Après les ondes radios, on commença à scruter le ciel dans les autres domaines des ondes électromagnétiques, les rayons X puis Gamma, observations qui nécessitent l’envoi de matériel dans l’espace, l’atmosphère faisant écran à ces ondes.

    Et maintenant ?

    Les instruments actuels ne voient que les ondes électromagnétiques. Les recherches s’orientent vers la mises au point d’appareils capables des détecter les ondes gravitationnelles (émises par les corps massifs oscillants) qui nous donnerait accès à la « vision » des trous noirs. Les immenses appareillages mis en place n’ont pas encore réussit à les détecter. On cherche aussi à étudier les particules qui se promènent dans l’espace, mais là, il faut embarquer les instruments dans l’espace, ou bien se contenter de mesures indirectes depuis le sol.

    Vue du Ciel

    Il a été divisé en constellations. Cette division remonte aux Babyloniens lors du 1er millénaire avant JC et a une origine liée à l’astrologie plus qu’à l’astronomie. Les étoiles d’une constellation ne sont pas forcément proches les unes des autres, car cette division ignore l’éloignement. Cette classification est malgré tout restée, surtout par habitude.

    Articles sur le même sujet :
    - L’astronomie et les timbres (2ème partie)
    - - L’astronomie et les timbres (3ème partie)
    - Le téléscope spacial Hubble



    Cet article a été lu 522 fois, et mis en ligne le 24 novembre 2009.

      Les réactions à cet article

    | OBLAK Edouard|ed.oblak@sfr.fr | 21 février 2010

    adressé à Alain Legrand

    Bonjour, Je suis tombé aujourd’hui par hasard sur votre site recherchant des sites consacrés aux timbres sur l’astronomie. J’ai consulté vos quatre articles se référant à ce sujet.

    Pour éclairer les raisons de ma lettre je me dois tout d’abord de me présenter. Je suis astronome et je collectionne, par amour de mon métier, des timbres présentant les divers aspects de cette science qui allie mathématique, physique et études très variées de l’Univers sous tous ses aspects. C’est lors d’une présentation philatélique consacrée, en Pologne, au 500e anniversaire de la naissance de Copernic, à un symposium d’astronomie (cette année fut également l’année mondiale du timbre à Poznan), que je fus frappé par l’esthétique du timbre mais aussi par l’information astronomique qu’il contenait. Depuis mes recherches furent toujours orientées vers le sujet du timbre et je possède un ensemble d’une certaine importance sous forme de timbres, enveloppe premier jour et carte maximum. Ce n’est que récemment, que j’ai adhéré à une association philatélique afin de trouver à m’informer sur les aspects professionnels d’une collection philatélique. Je ne fus pas déçu.

    L’année 2009 fut, comme vous le savez, l’année internationale de l’astronomie. A cette occasion j’ai décidé de réaliser un ouvrage racontant l’astronomie par les timbres. Je me suis donc limité au seul support du timbre neuf, sauf rare exception. J’ai un plan très détaillé et environ deux cents pages présentant les phases essentielles du développement des idées astronomiques que j’espère éditer avant la fin de l’année (ou du moins l’envoyer à un éditeur). Une moitié des pages est consacrée à la présentation des timbres (sur fond noir) à raison d’environ sept à huit timbres par page, l’autre moitié par du texte explicatif de chacune des pages. Je me permets de vous adresser plusieurs questions, ayant également lu le long forum de votre site qui fait apparaître que vous êtes un professionnel de la philatélie.

    Ma première question, si je puis me permettre sans indiscrétion, repose sur votre choix du sujet de l’astronomie. Pour quelles raisons vous êtes-vous intéressé à l’astronomie ? Mes autres questions sont de type plus administratif. Mes timbres choisis pour l’ouvrage concernent environ 150 postes étrangères (dont bien entendu la française). Puis-je me servir des images (scans) des timbres des différents pays sans autorisation ou dois-je demander une telle permission ? Dans ce dernier cas cela rend très aléatoire et difficile la réalisation d’un tel ouvrage. Je connais deux exemples de travaux de ce type : une présentation des mathématiques réalisée par un Britannique et une histoire sur Jules Verne racontée par les timbres, écrit par un Lorrain. L’anglais mentionnait à la fin de son livre des remerciements avec une liste importante des diverses postes, le français ne faisant aucune mention de ce problème.

    Dans votre présentation de l’astronomie figurent quelques timbres intéressants que je ne possède pas :
    - le ciel en rayon gamma,
    - la structure interne du soleil,
    - la classification des galaxie, de Palau (avec E. Hubble, doit être unique pour cette présentation ?), - l’amas globulaire, de St Hélène et les trous noirs, des Maldives. Bien entendu, connaissant l’existence de ces timbres je vais m’empresser de les acquérir. En cas d’insuccès, serait-il possible d’en obtenir un scan ? Bien entendu dans le cas de la réalisation de l’ouvrage je vous mentionnerais dans mes remerciements.

    Etant utilisateur de l’internet depuis sa création, j’ai trouvé un certain nombre de sites présentant des timbres d’astronomie (math ou physique) dont certain assez exhaustif, mais qui ont, depuis, disparu. Vous devez certainement les connaître également.

    La partie philatélique de l’ouvrage (description de chaque timbre) demande un temps non négligeable que je peux trouver fort heureusement depuis peu, étant à la retraite depuis une année. Je me sers des catalogues de la bibliothèque de l’association ou de CD achetés dans le cas de la France.

    En résumé je ne me considère pas comme un philatéliste professionnel, tel ceux que je découvre, très intéressants, à l’association, mais comme un amoureux de la beauté et du sujet des timbres, de tous pays et sans importance du prix, si en relation avec mon métier. Certains timbres sont si bien conçus qu’ils peuvent représenter un support d’une présentation ou conférence astronomique.

    Je vous remercie d’être parvenu jusqu’à ces lignes et je vous serais très reconnaissants si je pouvais obtenir quelques explications en réponse à mes questions. Cordialement,

    Edouard Oblak


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